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06 avr. 2013 - Dossiers dans actions-indices

Peut-on encore y croire ?

Philippe Forni

Philippe Forni, dans la zone euro, y a-t-il une amélioration conjoncturelle ?

Non, pas à ce jour, et je dirais même pire, la situation a tendance à se dégrader, puisqu’on constate que, les uns après les autres, tous les pays - y compris dans le Nord de l’Europe - ont tendance à basculer progressivement vers la récession. Même l’Allemagne, qui était la locomotive du Vieux continent, commence à afficher un taux de croissance qui ralentit.

Qui plus est, le facteur politique s’en mêle...

En effet, le politique complique beaucoup la situation. D’abord, on a connu l’épisode italien en février, avec l’élection de Monsieur Grillo, qui a semé la confusion. Confusion toujours non réglée. Et puis, récemment a éclaté l’ « affaire » chypriote, où on a franchi un cap d’inquiétude difficile à contenir et cette situation pose problème et question au sein de la zone Euro.

Aux Etats-Unis, en revanche, la croissance est bel et bien là !

Oui, on peut parler de croissance, puisqu’elle est de l’ordre de 2 %. Elle est portée en ce moment par une amélioration sur le front de l'immobilier et de l'emploi. Pour autant, il reste beaucoup de zones d’ombre aux Etats-Unis. Aussi émettons-nous quelques doutes. Aujourd’hui, 2 % d'augmentation du PIB peut paraître satisfaisant mais, à l’échelle américaine, c’est relativement peu. En tout cas, ce n’est pas suffisant pour vraiment inverser la tendance sur le chômage et permettre la réduction des déficits. Et ce dernier point est la vraie question qui nous taraude. Les marchés financiers sont, en quelque sorte, complaisants en ne soulevant pas le problème du déficit public.

Quid de l’Europe ?

La situation reste compliquée. Le comportement des banques centrales reste favorable, la BCE continue d’alimenter les pays en liquidités. Mais aujourd’hui, on ne voit pas vraiment d’accélération de la croissance se dessiner. Je pense que l’année 2013 sera vraiment une année sombre sur ce plan.

Pourtant, quand on regarde leurs chiffres, les entreprises ont l’air de résister. Pourquoi ?

D’abord parce qu’elles sont très bien gérées, vraisemblablement mieux que les Etats. Ensuite, parce qu’elles ont effectué un gros travail de nettoyage des comptes, notamment en réduisant les dettes et en abaissant les coûts. Enfin, elles bénéficient pour certaines d’une implantation internationale, ce qui leur permet d’être présentes dans des zones de croissance, en particulier du côté des pays émergents. Et, évidemment, ça leur est plutôt favorable. Néanmoins, les entreprises ne peuvent pas totalement s’affranchir d’un contexte qui reste durablement difficile. C’est une des raisons pour lesquelles les annonces de croissance lancées par les chefs d’entreprise demeurent prudentes.

Les pays émergents restent-ils dynamiques ?

On peut parler de déception, parce que nous pensions que ces pays allaient donner un coup de fouet positif à la croissance mondiale. Aujourd’hui, force est de constater que le niveau de croissance en Chine, qui est de l’ordre de 7,5 % selon le gouvernement central et qui nous paraît important, est juste suffisant pour éviter les troubles sociaux dans le pays. Et puis sorti de la Chine, du côté de l’Inde ou du Brésil, on observe des croissances en très net retrait par rapport à l’année précédente et ces niveaux sont menacés par des problèmes d’inflation. Donc, tous ces constats mis bout à bout dépeignent un tableau assez mitigé de la situation des émergents.

Malgré ce tableau mitigé, les marchés actions progressent. Recèlent-ils encore du potentiel?

Oui ! Eu égard aux autres marchés, il paraît évident que les yeux se tournent vers les actions, qui présentent des rendements très supérieurs aux obligations. De fait, il est souhaitable de rester positionné sur les actions, tout en étant très sélectif.

 

 


Tags : philippe forni, camgestion, conjoncture, croissance, allocation d'actifs,

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